Mowibo ID

Politique de certification — Mowibo ID

Version 1.2 — 25 août 2026 Autorité : Mowibo · Émetteur : did:web:id.mowibo.com URL de publication : https://id.mowibo.com/politique-de-certification

Ce document définit ce qu'un cachet Mowibo atteste, ce qu'il n'atteste pas, et comment un tiers le vérifie sans nous. Il est la référence opposable en cas de contestation. Une propriété qui n'est pas écrite ici ne doit pas être invoquée.

1. Objet

Mowibo ID appose un cachet électronique sur l'empreinte d'un document et, lorsque le signataire dispose d'une clé d'appareil, contresigne la signature de la personne.

Le cachet répond à quatre questions, et à quatre seulement :

QuestionRéponse portée par le cachet
QuoiL'empreinte SHA-256 du document (documentHash)
QuiLe DID du signataire et sa signature Ed25519 (signerDid, signerSignature)
Pour le compte de quiLe mandat d'organisation résolu à l'instant du scellement (mandatId, orgRccm)
Dans quel état de vérificationLe niveau KYC constaté au moment de signer (kycNiveau)

Toute autre affirmation — véracité du contenu, capacité juridique, consentement éclairé, validité de l'acte au fond — est hors du périmètre de ce document.


2. Identité de l'autorité et matériel cryptographique

ÉlémentValeur
DID de l'émetteurdid:web:id.mowibo.com
Document DIDhttps://id.mowibo.com/.well-known/did.json
Clés publiques (JWKS)https://id.mowibo.com/.well-known/jwks.json
AlgorithmeEd25519 (RFC 8032), signatures 64 octets
Identifiant de clé (kid)Empreinte RFC 7638 de la JWK
Encodage canoniqueJCS (RFC 8785)

L'URL des clés est dérivée du DID de l'émetteur : elles ne peuvent pas désigner des hôtes différents. Si l'identité de l'émetteur n'est pas configurée, le service refuse de sceller (HTTP 503) — il n'existe aucun mode dégradé.


3. Ce que le cachet atteste

3.1 Intégrité

Toute modification d'un octet du document rend la vérification négative. Le cachet porte l'empreinte, jamais le document : Mowibo ne conserve pas le document scellé.

Cette phrase vaut pour l'acte scellé. Elle ne vaut pas pour la pièce d'identité soumise à la vérification d'identité, qui obéit à un régime distinct — §11.

3.2 Origine

La signature Ed25519 est vérifiable avec la seule clé publique. Nous ne pouvons pas produire un cachet valide après coup sans la clé privée, et un tiers n'a pas besoin de nous faire confiance pour le constater.

3.3 Contrôle exclusif du signataire (co-signature)

Lorsque sealType = cosigned ou corporate, la personne a signé avec une clé Ed25519 dont la partie privée ne quitte pas son appareil (passkey). Mowibo ne détient pas cette clé et ne peut pas signer à sa place.

Un cachet organisational ne porte pas la signature de la personne. Il vaut accusé de dépôt et horodatage — rien de plus. Cette distinction est lisible dans l'enveloppe et ne doit jamais être présentée autrement.

3.4 Le mandat, à l'instant de l'acte

Pour un cachet d'entreprise, le mandat (representant_legal ou mandataire), sa portée et sa validité sont résolus au scellement et inscrits dans l'enveloppe signée. Un mandat révoqué la veille ne peut pas produire un cachet valide le lendemain.

C'est la différence de fond avec un certificat de personne morale, qui atteste un mandat au jour de son émission — parfois trois ans avant l'usage.

3.5 Le niveau de vérification, à l'instant de l'acte

kycNiveau est constaté au scellement, non hérité d'une vérification ancienne.


4. Ce que le cachet N'atteste PAS

Cette section est normative. Elle est aussi contraignante que la précédente.

  1. Ni la véracité, ni la licéité du contenu. Nous scellons une empreinte.
  2. Ni la capacité juridique du signataire (majorité, tutelle, interdiction de gérer).
  3. Ni le consentement éclairé : le cachet prouve l'apposition, pas la compréhension.
  4. Ni une date certaine opposable, sauf ancrage confirmé (§7).
  5. Ni la qualité de signature qualifiée au sens de l'article 25.2 du règlement

eIDAS (UE) 910/2014 — voir §5.

  1. Ni l'exactitude des données d'état civil au-delà des contrôles du niveau KYC

atteint (§6).

  1. Ni la solvabilité, ni la réputation, ni l'absence de fraude du signataire. Le

score FITS est un indicateur interne, il ne fait l'objet d'aucune attestation.


5. Positionnement juridique — déclaration honnête

Mowibo IDSignature qualifiée (PSCe accrédité)
RecevabilitéOui — eIDAS art. 25.1Oui
Équivalence à la signature manuscriteNonOui — art. 25.2
Charge de la preuve de fiabilitéSur celui qui s'en prévautSur celui qui conteste
Exigences art. 26 (signature avancée)Tenues sur un acte co-signé uniquement — voir ci-dessousIncluses

Mowibo n'est pas prestataire de service de confiance qualifié et ne figure sur aucune liste de confiance au titre du règlement eIDAS. Aucune communication commerciale ne doit laisser entendre le contraire.

Le niveau qualified est refusé par le service (HTTP 400) : émettre un cachet portant cette mention sans accréditation serait une affirmation fausse.

« Avancé » : ce qui est revendiqué, et sur quoi

Confronté au texte des articles 26 et 36 le 16/08/2026, après lecture de la source :

Ce que l'article exigeÉtat
Signature avancée (art. 26)Liée au signataire de manière univoque, permettant de l'identifier, créée sous son contrôle exclusif, et liant les données de sorte que toute modification soit détectableTenu — pour un acte CO-SIGNÉ. La clé est générée sur l'appareil, non exportable, jamais transmise ; l'identité prouvée au niveau standard est exigée ; l'empreinte du document est dans ce qui est signé
Cachet avancé (art. 36)Mêmes exigences, mais un contrôle simple suffit — l'article ne dit pas « exclusif »Tenu, pour tout cachet Mowibo. C'est une propriété de la clé de scellement, pas du dossier scellé

Le défaut corrigé. Jusqu'au 16/08/2026, le niveau advanced était le défaut du service et n'était filtré que sur le niveau KYC : un cachet d'organisation où personne n'avait signé partait avec ce mot inscrit dans l'enveloppe cryptographiquement signée. Le niveau est désormais déduit de l'acte — présence d'une co-signature, ou rien — et le demander sans signataire est refusé (HTTP 400), au même titre que qualified. Un cachet d'organisation seul porte simple.

Ce que « avancé » ne donne pas. Ni équivalence à la signature manuscrite (elle exige le qualifié, art. 25.2), ni présomption : la charge de prouver la fiabilité reste sur celui qui s'en prévaut. « Avancé » qualifie un procédé, pas un effet.

Espace OHADA

Dans l'espace OHADA, il n'existe à ce jour aucune liste de confiance équivalente ni aucun prestataire accrédité : aucun acteur ne bénéficie de la présomption. La force probante y relève de l'appréciation du juge, à qui ce document est destiné.


6. Niveaux de vérification — preuves exigées

Un niveau ne peut être porté par un cachet que si les preuves correspondantes existent, sont conservées et sont auditables. Un niveau sans preuve enregistrée est une non-conformité et interdit le scellement.

NiveauPreuves exigéesCachet autorisé
inscriptionAucuneAucun
basiqueNuméro vérifié par OTP + déclaratifsimple
standardPièce d'identité (OCR + contrôles) et selfie avec détection du vivant et absence de doublon biométrique et criblage AML/PEPsimple, advanced
premiumstandard et justificatif de domicile et origine des fondssimple, advanced

Chaque élévation de niveau produit une ligne dans kyc_verifications et un événement chaîné dans identity_events. Une élévation sans ces deux traces est nulle et doit être ramenée à inscription.

Les preuves des niveaux standard et premium supposent la réception d'une pièce : elles relèvent donc du régime décrit en §11.2, et non de celui de l'acte scellé.


7. Horodatage et ancrage

signedAt est déclaré par nos serveurs : il ne constitue pas une date certaine.

Une date certaine est obtenue par ancrage OpenTimestamps sur Bitcoin. L'ancrage est asynchrone et non bloquant : un cachet reste valide sans ancrage, mais sa date n'est alors pas opposable. L'état d'ancrage est consultable et doit être vérifié avant d'invoquer une antériorité.


8. Cycle de vie des clés

ÉtapeRègle
GénérationEd25519, hors ligne. La clé privée n'est jamais transmise.
ProtectionVariable d'environnement dédiée, jamais partagée avec les secrets de session. Migration HSM/KMS planifiée.
RotationNouvelle clé active ; les clés retirées restent publiées dans la JWKS pour que les cachets antérieurs demeurent vérifiables.
CompromissionRetrait immédiat de la JWKS, publication d'un avis daté, et les cachets postérieurs à la date de compromission cessent d'être opposables. Les antérieurs ancrés le restent.
Absence de cléRefus de sceller (503). Jamais de repli sur un secret partagé.

Les cachets HMAC antérieurs à la migration Ed25519 sont déclarés invérifiables par construction (enveloppe_absente) et ne sont revendiqués comme preuve dans aucune circonstance.


9. Révocation

Un cachet ne se révoque pas : il constate un fait passé. Ce qui se révoque :

attestent l'état du droit à leur date ;

révoquée ;


10. Vérification par un tiers — procédure

Aucun compte, aucune clé, aucun appel à Mowibo n'est nécessaire. La vérification est publique et gratuite : l'émetteur paie le scellement, jamais le vérificateur.

  1. Récupérer la JWKS : GET https://id.mowibo.com/.well-known/jwks.json
  2. Sélectionner la clé dont le kid est celui de l'enveloppe.
  3. Recalculer la forme canonique JCS de l'enveloppe (champs absents omis).
  4. Vérifier Ed25519(canonique, signature) avec la clé publique.
  5. Comparer documentHash à l'empreinte SHA-256 du document détenu.
  6. Si signerDid est présent : vérifier la signature de la personne contre la clé

contenue dans son did:key.

Une route de commodité existe (POST /verifier/cachet) : elle applique exactement les étapes ci-dessus, sans consulter la base. Son verdict n'a pas plus de valeur que le calcul refait par le tiers lui-même — c'est délibéré.

Aucune donnée personnelle n'est exposée par la surface publique.


11. Deux régimes de données, conservation et effacement

Mowibo ID traite deux natures de données qui n'obéissent pas à la même règle. Les confondre serait la faute la plus grave que ce document puisse commettre : elle ferait mentir le produit sur ce qu'il fait de ce qu'on lui confie.

11.1 Régime de l'acte — l'empreinte seule

Le document scellé n'est jamais reçu. Son empreinte SHA-256 est calculée par le navigateur, revalidée par le serveur, et c'est tout ce qui transite. Rien du contenu n'est conservé, ni pendant, ni après.

La phrase affichée à l'écran de scellement — « le fichier ne quitte pas votre navigateur, seule son empreinte est transmise » — est exacte, et elle ne vaut que pour cet écran et ceux qui en dérivent : scellement, recommandé, signature.

11.2 Régime de la pièce — le document est reçu

Vérifier un document exige de le recevoir : il n'existe aucun procédé qui contrôle une carte d'identité, un bail ou un registre du commerce sans les lire. Trois parcours reçoivent donc un document, et eux seuls :

ParcoursCe qui est reçuPourquoi
Vérification d'identité (§6)recto, verso, portrait avec détection du vivantétablir un niveau de vérification
Preuve de résidencebail, facture, attestationun agent doit voir la pièce avant de la retenir au faisceau
Vérification de société (KYB)RCCM, statuts, NIF, PV d'assembléeconfronter le registre déclaré au document

Dans ces trois cas, et pour cela seulement, Mowibo :

confrontation aux mentions déclarées ;

Le régime de la pièce est cantonné à ces trois parcours. Aucun écran de scellement, de recommandé ou de signature ne reçoit d'image. L'écran qui demande une pièce annonce ce régime en toutes lettres et ne reprend jamais la formule du §11.1.

11.3 Durées de conservation

DonnéeConservée jusqu'à
Image de la pièce d'identité, verso, portraitfin de la relation + 5 ans
Document de résidence (bail, facture, attestation)fin de la relation + 5 ans — même horloge, même personne
Document d'une société (RCCM, statuts, NIF, PV)fin d'utilité de la vérification + 5 ans (§11.4 bis)
Empreinte SHA-256 de chaque image effacéemême échéance que l'analyse
Analyse, scores, décision, agent ayant statuéle plus tardif de : décision + 10 ans, ou fin de la relation + 5 ans
Enveloppes et signatures10 ans
Journal d'événements chaîné10 ans
Documents scellésjamais conservés

L'analyse ne peut jamais être effacée avant l'image qu'elle décrit : une décision dont la trace aurait disparu tandis que la pièce subsiste serait ininterprétable.

11.4 Ce qu'est « la fin de la relation »

Il s'agit de la relation avec Mowibo ID, et non de l'état d'un compte dans un service qui le consomme : la conservation est notre engagement, l'horloge est donc la nôtre, et elle se mesure sur nos propres signaux.

Une durée comptée depuis un événement exige que l'événement soit daté. Trois faits la constituent, le premier survenu faisant foi :

  1. la clôture du compte demandée par la personne ;
  2. la clôture prononcée par Mowibo ;
  3. à défaut de l'un ou l'autre, vingt-quatre mois d'inactivité continue — sans

cette clause, un compte dormant conserverait ses pièces indéfiniment et la durée annoncée serait fictive.

Tant qu'aucun de ces faits n'est survenu, l'échéance d'effacement est indéterminée et l'enregistrement le dit ainsi. Il ne porte pas de date supposée.

11.4 bis L'horloge d'une société

Une société n'a pas de relation avec Mowibo ID : elle n'a ni compte, ni appareil, ni signal de vie. La « fin de la relation » du §11.4 n'a donc pas de sens pour elle, et transposer cette règle telle quelle produirait une durée fictive — ou une conservation sans terme, qui est pire.

Ce qui rattache les documents d'une société, c'est la vérification qu'ils appuient. L'horloge part donc de la fin d'utilité de celle-ci :

État de la vérificationDépart de l'horloge
Approuvéeson terme (expire_le)
Rejetée ou révoquéela date de décision — plus rien ne s'appuie dessus
En cours d'examenindéterminée : un agent doit encore regarder la pièce

Le délai reste de cinq ans : une vérification peut être contestée après son terme, et l'empreinte seule ne permet pas de rejouer un contrôle.

Cette horloge est posée par la base elle-même, au moment où la vérification est statuée — et non par le code qui statue. La règle est une fonction de l'état du dossier ; la confier à chaque chemin d'écriture, c'est attendre que le prochain l'oublie.

11.5 Ce qu'« effacer » veut dire

À l'échéance :

et la date de l'effacement ;

Conserver l'empreinte après l'image n'est pas une réserve : c'est ce qui permet, des années plus tard, de confronter la pièce que le porteur produit à celle que nous avons vue — sans que nous la détenions. Passé l'échéance, le régime de la pièce rejoint celui de l'acte.

L'effacement est exécuté par un travail périodique dont le résultat est comptable. L'invariant vérifié en permanence :

Aucun enregistrement dont l'échéance est passée ne porte encore d'octets.

Un effacement qui ne se compte pas n'est pas un effacement.

11.6 Ce que ces durées sont — et ce qu'elles ne sont pas

Elles sont un engagement de Mowibo, opposable à Mowibo.

Elles ne sont pas la transcription d'un texte. Aucune disposition légale n'est ici citée, et aucune ne doit être déduite de leur présence. Si un texte applicable — guinéen, OHADA, ou du pays d'établissement — impose une durée différente, la présente politique est amendée et versionnée (§13), et la durée la plus longue s'applique aux pièces déjà détenues.

11.7 Droits de la personne

Accès, copie, et effacement anticipé. Un effacement anticipé est exécuté, sauf lorsqu'une obligation de conservation y fait obstacle ; dans ce cas la personne reçoit une réponse datée qui nomme l'obligation invoquée. Une opposition à laquelle on répond par une généralité n'est pas une réponse.


12. Limites et responsabilité

Mowibo répond de l'exactitude des faits techniques qu'il atteste (§3) et de la disponibilité de la surface de vérification. Il ne répond ni du contenu des documents, ni des conséquences juridiques des actes scellés, ni des conséquences d'une compromission d'un appareil dont il n'a pas la maîtrise.

Un utilisateur peut contester un cachet le concernant, obtenir la copie de l'enveloppe et la trace du niveau invoqué, et demander la révocation du mandat sous lequel il a été émis. Toute réclamation est journalisée et reçoit une réponse datée.


13. Versionnement

Cette politique est versionnée et datée. Chaque cachet est réputé émis sous la version en vigueur à la date de son scellement ; les versions antérieures restent publiées. Une modification qui restreindrait la portée d'un cachet déjà émis est sans effet sur lui.

VersionDateModification
1.02026-08-15Version initiale
1.22026-08-25§11.2 et §11.3 étendues aux documents de résidence et aux documents de société, qui suivaient déjà le même régime sans qu'il soit publié. §11.4 bis ajoutée : l'horloge d'une société part de la fin d'utilité de sa vérification, faute de « relation » à clore. Correction associée : ces documents étaient jusqu'ici conservés sans terme — la durée annoncée par la présente politique n'était exécutée par aucun code.
1.12026-08-16§11 réécrite : les deux régimes de données (acte / pièce) sont nommés, la conservation des pièces d'identité est chiffrée — fin de la relation + 5 ans — « fin de la relation » et « effacer » sont définis. La mention antérieure « selon la réglementation applicable, minimum nécessaire » est retirée : elle n'engageait à rien et laissait croire à une obligation non citée.
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